Cette fois encore, en Afrique du Sud, on a frôlé l’échec total, mais après 14 jours de discussions et un sprint final de deux nuits blanches, les représentants de quelque 190 pays ont convenu, non pas de mesures fermes pour limiter le réchauffement, mais d’une feuille de route qui doit, ou du moins, qui est censée déboucher sur un accord, un vrai, en 2015, avec pour objectif une entrée en vigueur cinq ans plus tard.
Autre enjeu majeur de la conférence climat de Durban, les représentants des 194 pays ont finalement trouvé un accord pour maintenir au-delà de 2012 le protocole de Kyoto, soit le seul instrument juridique contraignant qui existe à ce jour limitant les émissions.
D’entrée de jeu, en ouverture de la séance plénière de la nuit dernière, Maite Nkoana-Mashabane, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, exhortant les participants à ne pas “laisser la perfection être l’ennemie du bien”, avait reconnu que le paquet de décisions sur la table n’était “pas parfait”.
C’est le moins que l’on puisse dire, du point de vue de l’ONG Oxfam qui estime que “les négociateurs ont évité de peu un effondrement” du processus, mais qualifie leur accord de “strict minimum possible” tandis que le monde continue de “se diriger comme un somnambule vers un réchauffement de 4°C”…
Source:
http://www.metrofrance.com/info/climat-a-durban-a-defaut-d-accord-une-feuille-de-route/mklk!WfSHV2MGGx0pE/
